Association loi 1901
d'intérêt général
Parenthčse 56

DOSSIERS

rapport de la defenseure des enfants

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(...)Mais il y a aussi dans des contextes familiaux sans problème majeur, tous ces parents d’adolescents qui nous ont dit que leur enfant semblait aller bien, qu’il avait une scolarité normale, pas de problèmes particuliers de comportement, qu’il lançait sans doute des petits signaux à peine visibles pour le regard non averti…qu’il fumait un peu de cannabis, peut-être un peu trop… et qu’il a mis fin à ses jours en écrivant simplement « je n’y arriverai pas ».

Et tous ces autres parents qui, sentant que leur enfant n’allait pas très bien, ont cherché de l’aide auprès du monde scolaire non formé à ces problématiques, dans des centres médico-psychologiques saturés où on leur a donné des rendez-vous trop lointains ou auprès de psychiatres qui disaient qu’il fallait attendre que le jeune « ait une demande de soins »… et puis, un jour, il y a eu un passage à l’acte… irréversible. « Nous étions des parents abandonnés… », nous ont-ils confiés.(...)

Dominique Versini - Defenseure des enfants. Rapport 2007




Prévention primaire du suicide des jeunes


Prévention primaire du suicide des jeunes
Recommandations pour des actions régionales et locales

(...) L'intervention auprès de jeunes sur des sujets sensibles comme le suicide ou la santé mentale, peut inquiéter les parents et les chefs d'établissements sous l'autorité desquels les mineurs sont placés. La notion de santé mentale doit être clairement expliquée comme se rattachant à la santé globale telle que définit par l'OMS (état de bien-être physique, mental et social), et non à l'univers de la psychopathologie clinique, qui reste bien entendu du ressort des spécialistes. Les craintes des parents et des adultes responsables des enfants et des adolescents peuvent également être apaisée par la lecture des différents textes ministériels (...)




Suicide en Bretagne

LA SURSUICIDITE EN BRETAGNE, CONTRIBUTION A UNE EXPLICATION SOCIO-CULTURELLE.

Recherche multidisciplinaire coordonnée par Yannick BARBANÇON, Président de la Mutualité Française CĂ´tes d’Armor. Chargé du département Santé Publique de la Mutualité Française Bretagne.

Bien que le phénomène suicidaire soit, en Bretagne, reconnu comme une priorité de santé publique depuis 1996, une connaissance insuffisante des spécificités bretonnes de ses causes et mécanismes rend aujourd’hui difficile sa prise en charge et, la mise en place d’actions de prévention primaire. En Bretagne, l’augmentation du suicide est relativement récente ; le nombre de décès par suicide a fortement progressé par rapport à la moyenne nationale à partir des années 1950. La surmortalité bretonne concerne aussi bien les hommes que les femmes, ainsi que tous les âges de la vie. En dehors des études épidémiologiques permettant d’observer les tendances évolutives du suicide, peu de données peuvent expliquer l’importance de ce phénomène dans notre région.